Voilà bien du préambule. Donque il est nostræ sapientiæ, Vivat, vivat, vivat, vivat, cent fois vivat Mais j’entends votre fille, remettez-vous comme vous étiez, et voyons de quelle manière elle recevra votre mort. Taillandi, je suis mort. II Une scène comique Toinette ruse : elle se fait passer pour un médecin pour mieux tromper Argan qui ne la reconnaît pas. ARGAN.- Mais il faut bien que les médecins croient leur art véritable, puisqu’ils s’en servent pour eux-mêmes. Docte Bacheliere, ARGAN.- Par ma foi voilà un beau jeune vieillard pour quatre-vingt-dix ans. BÉRALDE.- Mais, mon frère, il me vient une pensée. je vous ferai bien aller comme vous devez. TOINETTE.- Donnez-moi votre pouls. De hiero maladus unus Oui: pour aviser et voir ce qu'il aurait fallu lui faire pour le guérir. La servante Toinette voyant le désespoir d’Angélique, décide de j ouer … Purgon est en colère : il vient d'apprendre qu'Argan ne tient plus compte de ses ordonnances et ne prend plus les remèdes qui lui sont prescrits. ARGAN.- L’inquiétude que lui donne ma maladie. Learn vocabulary, terms, and more with flashcards, games, and other study tools. In nostro docto corpore ARGAN TOINETTE.- N’abandonnez pas, s’il vous plaît, les intérêts de votre nièce. Ah ! Lui essere boni BÉRALDE.- Mon Dieu, mon frère, ce sont pures idées, dont nous aimons à nous repaître ; et de tout temps il s’est glissé parmi les hommes de belles imaginations que nous venons à croire, parce qu’elles nous flattent, et qu’il serait à souhaiter qu’elles fussent véritables. Grandes doctores doctrinæ, MONSIEUR FLEURANT, à Béralde.- De quoi vous mêlez-vous de vous opposer aux ordonnances de la médecine, et d’empêcher Monsieur de prendre mon clystère ? Mihi a docto Doctore Ouais! Le malade imaginaire scène 10. MONSIEUR FLEURANT.- On ne doit point ainsi se jouer des remèdes, et me faire perdre mon temps. Il écrit successivement Le Bourgeois gentilhomme, Les Fourberies de Scapin, L'Avare, Les Femmes savantes et Le Malade imaginaire en 1668. Croyez-moi, faites-vous-le crever au plus tôt, vous en verrez plus clair de l’œil gauche. Oui. Ego cum isto boneto BÉRALDE.-Oh çà, voulez-vous que nous parlions un peu ensemble ? Voici Madame. TOINETTE, en sortant, dit.- Oui, vraiment, j’ai affaire là-bas, et je l’ai assez vu. J’en ai quatre-vingt-dix. De quoi, dit-il, que vous êtes malade ? MONSIEUR PURGON.- Le renvoyer avec mépris ! par Molière. BÉRALDE.- Ils savent, mon frère, ce que je vous ai dit, qui ne guérit pas de grand-chose, et toute l’excellence de leur art consiste en un pompeux galimatias, en un spécieux babil, qui vous donne des mots pour des raisons, et des promesses pour des effets. Laissons là toutes les pensées du mariage. Et vos, altri Messiores, ah! Qui, in hoc corde que voilà, ARGAN.- Si je ne les voyais tous deux, je croirais que ce n’est qu’un. hélas ! J’aime bien mieux qu’il ne se porte pas si bien. Cela n'est pas pressé. Du veau. TOINETTE Songez que les principes de votre vie sont en vous-même, et que le courroux de Monsieur Purgon est aussi peu capable de vous faire mourir, que ses remèdes de vous faire vivre. Quem estimo et honoro, TOINETTE.- Ne voyez-vous pas qu’il incommode l’autre, et lui dérobe sa nourriture ? Ah malheur ! ARGAN BÉRALDE.- Voilà un médecin vraiment, qui paraît fort habile. TOINETTE Je veux des maladies d’importance, de bonnes fièvres continues, avec des transports au cerveau, de bonnes fièvres pourprées, de bonnes pestes, de bonnes hydropisies formées, de bonnes pleurésies, avec des inflammations de poitrine, c’est là que je me plais, c’est là que je triomphe ; et je voudrais, Monsieur, que vous eussiez toutes les maladies que je viens de dire, que vous fussiez abandonné de tous les médecins, désespéré, à l’agonie, pour vous montrer l’excellence de mes remèdes, et l’envie que j’aurais de vous rendre service. ah! Honor, favor, et gratia, Voici une aventure si vous voulez à vous défaire des médecins, ou si vous êtes né à ne pouvoir vous en passer, il est aisé d’en avoir un autre, avec lequel, mon frère, vous puissiez courir un peu moins de risque. Le poumon. Que sentez-vous? ARGAN BÉRALDE.- Il a ses raisons pour n’en point vouloir, et il soutient que cela n’est permis qu’aux gens vigoureux et robustes, et qui ont des forces de reste pour porter les remèdes avec la maladie ; mais que pour lui il n’a justement de la force, que pour porter son mal. In nostro docto corpore. Cujus est natura TOINETTE De fortement travaillare, Il m'ordonne du potage. MONSIEUR PURGON.- Et je veux qu’avant qu’il soit quatre jours, vous deveniez dans un état incurable. De quoi dit-il que vous êtes malade? ARGAN.- Voyez un peu, à l’âge de quatre-vingt-dix ans. TOINETTE Oui. TOINETTE.- Je suis médecin passager, qui vais de ville en ville, de province en province, de royaume en royaume, pour chercher d’illustres matières à ma capacité, pour trouver des malades dignes de m’occuper, capables d’exercer les grands, et beaux secrets que j’ai trouvés dans la médecine. TOINETTE Voici une analyse linéaire de l’acte III scène 14 du Malade imaginaire de Molière.. L’extrait étudier va de « Toinette : Monsieur, serez-vous insensible à tant d’amour ? Si vous n’êtes pas favorable au penchant de mon cœur, si vous me refusez Cléante pour époux, je vous conjure, au moins, de ne me point forcer d’en épouser un autre. ARGAN Je sens de temps en temps des douleurs de tête. Encore un coup, mon frère, est-il possible qu’il n’y ait pas moyen de vous guérir de la maladie des médecins, et que vous vouliez être toute votre vie enseveli dans leurs remèdes ? Mais vos me, ce qui est bien plus, Seignandi, Ensuite de quoi toute l’assemblée, composée de huit porte-seringues, six apothicaires, vingt-deux docteurs et celui qui se fait recevoir médecin, huit chirurgiens dansants, et deux chantants, entre, et prend ses places, selon les rangs. In nostro docto corpore. Le pauvre défunt est trépassé. Si bonum semblatur Domino Præsidi, Allons donc, que l'on batte comme il faut. Tenez, le voilà tout de son long dans cette chaise. Oui; mais il va un peu bien vite. Oui, monsieur. C’est une cérémonie burlesque d’un homme qu’on fait médecin, en récit, chant, et danse. ANGÉLIQUE.- Ah ! Quia est in eo Justement, le poumon. TOINETTE BÉRALDE.- Le simple homme que vous êtes ! plusieurs reprises, le poumon ; organe dont il était atteint. BÉRALDE.- Vous êtes servi à souhait. Cela ne vaut-il pas bien une prise de casse ? Toinette, Le malade imaginaire. Voir plus d'idées sur le thème le malade imaginaire, vieille publicité, affiches publicitaires vintages. Quel étrange accident ! Faites-vous médecin vous-même. Tâtez-vous un peu, je vous prie ; revenez à vous-même ; et ne donnez point tant à votre imagination. BÉLINE.- Il faut, Toinette, que tu m’aides à exécuter mon dessein, et tu peux croire qu’en me servant ta récompense est sûre. Cléante, ne parlons plus de rien. TOINETTE. Aut bono, MONSIEUR PURGON.- Et que pour finir toute liaison avec vous, voilà la donation que je faisais à mon neveu en faveur du mariage. Ah! Tous les Chirurgiens et les Apothicaires dansent au son des instruments et des voix, et des battements de mains, et des mortiers d’apothicaires. ARGAN Suas ordonnancias, Est-ce un oracle qui a parlé ? Je veux des maladies d'importance, de bonnes fièvres continues, avec des transports au cerveau, de bonnes fièvres pourprées, de bonnes pestes, de bonnes hydropisies formées, de bonnes pleurésies avec des inflammations de poitrine: c'est là que je me plais, c'est là que je triomphe; et je voudrais, monsieur, que vous eussiez toutes les maladies que je viens Par ma foi, voilà un beau jeune vieillard pour quatre-vingt-dix ans! MONSIEUR PURGON.- Je vous aurais tiré d’affaire avant qu’il fût peu. BÉRALDE.- Non, mon frère, laissons-la là ; c’est une femme qui a les meilleures intentions du monde pour votre famille, et qui est détachée de toute sorte d’intérêt ; qui a pour vous une tendresse merveilleuse, et qui montre pour vos enfants, une affection et une bonté, qui n’est pas concevable, cela est certain. ARGAN.- Je sens parfois des lassitudes par tous les membres. Lequel, in chosis omnibus ARGAN.- Et les soins et les peines qu’elle prend autour de moi. Quæ remedia eticis, Je veux vous en envoyer un de ma main, et je viendrai vous voir de temps en temps, tandis que je serai en cette ville. by mathug. Cum granda difficultate Il y a des papiers, il y a de l’argent, dont je me veux saisir, et il n’est pas juste que j’aie passé sans fruit auprès de lui mes plus belles années. Monsieur, je vous demande pardon de tout mon coeur. Cela ne vaut-il pas bien une prise de casse ? BÉRALDE.- Oui. BÉRALDE.- Mais le mari qu’elle doit prendre, doit-il être, mon frère, ou pour elle, ou pour vous ? MONSIEUR PURGON.- De la dyssenterie, dans l’hydropisie. Molière est, avec Corneille et Racine, considéré l’un des plus grands dramaturges français du XVIIe siècle. ARGAN La servante d'Argan, personnage très intelligent. MONSIEUR FLEURANT, une seringue à la main, ARGAN, BÉRALDE. Mais si maladia TOINETTE, en médecin.- Monsieur, je vous demande pardon de tout mon cœur. Tous les grands médecins sont comme cela. Opiniatria, TOINETTE.- Voilà un bras que je me ferais couper tout à l’heure, si j’étais que de vous. ARGAN TOINETTE.- Je ne le connais pas ; mais il me ressemble comme deux gouttes d’eau, et si je n’étais sûre que ma mère était honnête femme, je dirais que ce serait quelque petit frère, qu’elle m’aurait donné depuis le trépas de mon père. Venerabili et docto, Le poumon. Quam de ceux seulement doctæ Facultatis ; Dono ad interrogandum, ARGAN.- Vous savez que les malades ne reconduisent point. MONSIEUR PURGON.- Mépriser mon clystère ? Il faut boire votre vin pur, et, pour épaissir votre sang, qui est trop subtil, il faut manger de bon gros boeuf, de bon gros porc, de bon fromage de Hollande; du gruau et du riz, et des marrons et des oublies, pour coller et conglutiner. Start studying Le Malade Imaginaire. BÉRALDE.- Le grand malheur de ne pas prendre un lavement, que Monsieur Purgon a ordonné. In nostro docto corpore, Vivat, vivat, vivat, vivat, cent fois vivat. Argan l’appelle « carogne », « traîtresse », « coquine », « ignorante » et « chienne », plusieurs fois. BÉRALDE.- Ce n’est point là, mon frère, le fait de votre fille, et il se présente un parti plus sortable pour elle. BÉRALDE.- En recevant la robe et le bonnet de médecin, vous apprendrez tout cela, et vous serez après plus habile que vous ne voudrez. Tous les Chirurgiens et Apothicaires viennent lui faire la révérence en cadence. Ensuitta purgare, reseignare, repurgare, et rechilitterisare. TOINETTE TOINETTE Je vois, monsieur, que vous me regardez fixement. On ne doit donc pas y lire des intentions imaginaires si, avec Le Malade, la médecine est un thème central dans la dernière comédie-ballet de Molière. Dans Le Malade Imaginaire, Argan, un hypocondriaque, veut imposer à sa fille Angélique un mariage d’intérêt avec un jeune médecin pédant et ridicule dans le but de réduire ses frais médicaux. ARGAN.- Mon Dieu oui. ARGAN.- Il dit que c’est du foie, et d’autres disent que c’est de la rate. MONSIEUR PURGON.- Je viens d’apprendre là-bas à la porte de jolies nouvelles. Je suis fâché de vous quitter si tôt, mais il faut que je me trouve à une grande consultation qui se doit faire, pour un homme qui mourut hier. Quam personas capabiles, Me couper un bras et me crever un oeil, afin que l'autre se porte mieux! ARGAN Et quod grandes et petiti faut-il que je perde mon père, la seule chose qui me restait au monde ; et qu’encore pour un surcroît de désespoir, je le perde dans un moment où il était irrité contre moi ? Virtus dormitiva. Mille, mille annis et manget et bibat, Il vous prend un petit sommeil après le repas, et vous êtes bien aise de dormir? C'est du poumon que vous êtes malade. Un médecin vous quitte, un autre se présente. Hoy, ce pouls-là fait l’impertinent ; je vois bien que vous ne me connaissez pas encore. CLÉANTE.- Ô Ciel ! C’est toute la grâce que je vous demande. Qui dureront in secula. Et seignet et tuat ! TOINETTE Et des étoilas au cielo, TOINETTE.- Ah ! ARGAN Vous verrez, vous verrez... ARGAN.- Mon frère, vous serez cause ici de quelque malheur. Cette comédie plénière, souvent considérée comme lune des pièces les plus riches et des plus profondes de Molière, constitue sans aucun doute une somme de son théâtre, et cela en raison de sa thématique (réflexion sur la mort, dénonciation de limposture et satire de la médecine), de la présence dun héros paradoxal (un malade sain) faisant le malheur des siens et obstiné comme ses prédecesseurs dans son obsession, de la virulente satire de certains groupes sociaux, de la présence du courant toujours vivant … MONSIEUR PURGON.- Inventé, et formé dans toutes les règles de l’art. Voilà un avis au lecteur, qui me rendra sage à l’avenir, et qui m’empêchera de faire bien des choses. MONSIEUR PURGON.- De la dyspepsie, dans l’apepsie. Vous ne trouverez pas mauvais, s'il vous plaît, la curiosité que j'ai eue de voir un illustre malade comme vous êtes; et votre réputation, qui s'étend partout, peut excuser la liberté que j'ai prise. 6 avr. Je sens de temps en temps des douleurs de tête. Est-ce que vous ne sauriez être un moment sans lavement, ou sans médecine ? Depuis si longo tempore Vous voyez en effet des secrets de mon art, de me conserver ainsi frais et vigoureux. Save. TOINETTE ARGAN.- Mais toujours faut-il demeurer d’accord, que sur cette matière les médecins en savent plus que les autres. BÉRALDE.- Ma foi, mon frère, vous êtes fou, et je ne voudrais pas pour beaucoup de choses, qu’on vous vît faire ce que vous faites. En moi satis admirari, TOINETTE BERALDE Sententiarum Facultatis Ne voyez-vous pas qu'il tire à soi toute la nourriture, et qu'il empêche ce côté-là de profiter? Et companiæ presenti, ARGAN TOINETTE.- Madame s’en va revenir. BÉRALDE.- On vous instruira en deux mots, et l’on vous donnera par écrit ce que vous devez dire. ARGAN.- Me couper un bras, et me crever un œil, afin que l’autre se porte mieux ? Costumes : Toinette en habit de médecin. TOINETTE.- Je pensais, Madame, qu’il fallût pleurer. TOINETTE Tombavit in meas manus : Des ondas à l’Oceano ; Les comédiens ont fait un petit intermède de la réception d’un médecin, avec des danses et de la musique ; je veux que nous en prenions ensemble le divertissement, et que mon frère y fasse le premier personnage. Et nostris ordonnanciis ARGAN.- Pour moi, j’en suis surpris, et... TOINETTE quitte son habit de médecin si promptement qu’il est difficile de croire que ce soit elle qui a paru en médecin.- Que voulez-vous, Monsieur ? Domandatur causam et rationem, quare Il meurt sur scène, en pleine représentation du Malade imaginaire, pièce dans laquelle il joue le … TOINETTE TOINETTE Votre Monsieur Purgon, par exemple, n’y sait point de finesse ; c’est un homme tout médecin, depuis la tête jusqu’aux pieds. TOINETTE.-Tenez, Monsieur, vous ne songez pas que vous ne sauriez marcher sans bâton. Mille, mille annis, et manget et bibat, Quel danger y aurait-il ? ne diriez-vous pas que c’est effectivement Toinette ? ARGAN.- Mon Dieu, mon frère, vous en parlez comme un homme qui se porte bien ; mais si vous étiez à ma place, vous changeriez bien de langage. Grandam vogam ubi sumus ; Pour cette dernière pièce Jean-Baptiste Poquelin alias Molière met en scène une petite dizaine de personnages : Ah! TOINETTE s’écrie.- Ah ! Atque bonum appetitum. Ah! 0. BÉRALDE.- Moi, mon frère, je ne prends point à tâche de combattre la médecine, et chacun à ses périls et fortune, peut croire tout ce qu’il lui plaît. Et grandum malum au costé, Le poumon, le poumon, vous dis-je. Il semble à vous entendre, que Monsieur Purgon tienne dans ses mains le filet de vos jours, et que d’autorité suprême il vous l’allonge, et vous le raccourcisse comme il lui plaît. Purgandi, ARGAN.- Les médecins ne savent donc rien, à votre compte ? ARGAN ... Il s’agit du moment où elle démasque l'imposture de Béline en faisant jouer la simulation de la mort d'Argan. Adieu. Quel âge croyez-vous bien que j'aie? ARGAN Crever un oeil? Vobis louangeas donare, De remediis aucunis Vous verrez la douleur où elle sera, quand je lui dirai la nouvelle. Cela ne vous coûtera rien. Il faut boire votre vin pur, et, pour épaissir votre sang, qui est trop subtil, il faut manger de bon gros boeuf, de bon gros porc, de bon fromage de Hollande; du gruau et du riz, et des marrons et des oublies, pour coller et conglutiner. La nature d’elle-même, quand nous la laissons faire, se tire doucement du désordre où elle est tombée. Des lumieras au soleillo, TOINETTE.- Tenez, Monsieur, quand il n’y aurait que votre barbe, c’est déjà beaucoup, et la barbe fait plus de la moitié d’un médecin. Faciam illi unam quæstionem, Adieu. ARGAN TOINETTE.- Vous avez là aussi un œil droit que je me ferais crever, si j’étais en votre place. Il ne lui faut point vouloir mal de tout ce qu’il pourra vous faire, c’est de la meilleure foi du monde, qu’il vous expédiera, et il ne fera, en vous tuant, que ce qu’il a fait à sa femme et à ses enfants, et ce qu’en un besoin il ferait à lui-même. Domandabo tibi, docte Bacheliere, MONSIEUR PURGON.- J’allais nettoyer votre corps, et en évacuer entièrement les mauvaises humeurs. Et entreprenaibam adjoutare Que diantre faites-vous de ce bras-là? Je suis médecin passager, qui vais de ville en ville, de province en province, de royaume en royaume, pour chercher d'illustres matières à ma capacité, pour trouver des malades dignes de m'occuper, capables d'exercer les grands et beaux secrets que j'ai trouvés dans la médecine. ARGAN.- Non, mon frère, je veux la mettre dans un couvent, puisqu’elle s’est opposée à mes volontés. Novus doctor, qui tam bene parlat, Ah! Oui. BÉRALDE.- Je le veux bien, mon frère, et pour changer de discours, je vous dirai que sur une petite répugnance que vous témoigne votre fille, vous ne devez point prendre les résolutions violentes de la mettre dans un couvent. Vous avez appétit à ce que vous mangez ? Ah, fâcheuse aventure ! MONSIEUR PURGON.- Je vous déclare que je romps commerce avec vous. Ne voyez-vous pas qu'il tire à soi toute la nourriture, et qu'il empêche ce côté-là de profiter? Vous aimez à boire un peu de vin ? ARGAN ARGAN Novus doctor, qui tam bene parlat mon frère, avec votre permission. après la demande que j’avais conjuré votre oncle de lui faire pour moi, je venais me présenter à lui, et tâcher par mes respects et par mes prières, de disposer son cœur à vous accorder à mes vœux. ARGAN.- Il dit que je deviendrai incurable avant qu’il soit quatre jours. ARGAN.- Je sens de temps en temps des douleurs de tête. Grandam dolorem capitis, Hélas ! Learn vocabulary, terms, and more with flashcards, games, and other study tools. Le poumon. La belle opération, de me rendre borgne et manchot! Voilà d’abord la pauvre femme en jeu. ARGAN.- Il doit être, mon frère, et pour elle, et pour moi, et je veux mettre dans ma famille les gens dont j’ai besoin. ARGAN.- Ah ! Argan• Argan est le malade imaginaire, ce qu'en langage savant on appelle un hypocondre. Vous savez que les malades ne reconduisent point. Que vous ordonne votre médecin pour votre nourriture? TOINETTE Ignorant! TOINETTE Je pleure la mort de mon père. TOINETTE ARGAN.- Je n’en puis plus. Je suis médecin passager, qui vais de ville en ville, de province en province, de royaume en royaume, pour chercher d'illustres matières à ma capacité, pour trouver des malades dignes de m'occuper, capables d'exercer les grands et beaux secrets que j'ai trouvés dans la médecine. ARGAN.- Mais, moi que dire, que répondre ? Des Médecins, des Chirurgiens et des Apothicaires, qui sortent tous, selon leur rang, en cérémonie, comme ils sont entrés. Allez-vous-en vous mettre en habit décent, je vais les envoyer quérir. Monsieur, je suis votre serviteur. BERALDE ARGAN.-Tu as raison. ARGAN.- Pour moi, j’aurais été trompé à celle-là, et j’aurais juré que c’est la même personne. Omnium chirurgorum, Oui; mais j'ai besoin de mon bras. BÉRALDE.- Voulez-vous que l’affaire se fasse tout à l’heure ? TOINETTE Ce sont tous des ignorants : c'est du poumon. 1 times. ARGAN Sunt de nobis infatuti : Novus doctor, qui tam bene parlat,